+237 655 214 000   |   contact@itiss-group.com

Setup Menus in Admin Panel

3. HISTORIQUE DES SGBD

BDD Conception&Normalisation - Part0

Les SGBD ont bientôt quarante ans d’histoire. Les années 60 ont connu un premier développement des bases de données sous forme de fichiers reliés par des pointeurs. Les fichiers sont composés d’articles stockés les uns à la suite des autres et accessibles par des valeurs de données appelées clés. Les systèmes IDS.I et IMS.I développés respectivement à Honeywell et à IBM vers 1965 pour les programmes de conquête spatiale, notamment pour le programme APOLLO qui a permis d’envoyer un homme sur la lune, sont les précurseurs des SGBD modernes. Ils permettent de constituer des chaînes d’articles entre fichiers et de parcourir ces chaînes.

 

Les premiers SGBD sont réellement apparus à la fin des années 60. La première génération de SGBD est marquée par la séparation de la description des données et de la manipulation par les programmes d’application. Elle coïncide aussi avec l’avènement des langages d’accès navigationnels, c’est-à-dire permettant de se déplacer dans des structures de type graphe et d’obtenir, un par un, des articles de fichiers. Cette première génération, dont l’aboutissement est marqué par les recommandations du CODASYL, est basée sur les modèles réseau ou hiérarchique, c’est-à-dire des modèles de données organisés autour de types d’articles constituant les nœuds d’un graphe, reliés par des types de pointeurs composant les arcs du graphe. Cette génération a été dominée par les SGBD TOTAL, IDMS, IDS 2 et IMS 2. Elle traite encore aujourd’hui une partie importante du volume de données gérées par des SGBD.

 

La deuxième génération de SGBD a grandi dans les laboratoires depuis 1970, à partir du modèle relationnel. Elle vise à enrichir mais aussi à simplifier le SGBD externe afin de faciliter l’accès aux données pour les utilisateurs. En effet, les données sont présentées aux utilisateurs sous forme de relations entre domaines de valeurs, simplement représentées par des tables. Les recherches et mises à jour sont effectuées à l’aide d’un langage non procédural standardisé appelé SQL (Structured Query Language). Celui-ci permet d’exprimer des requêtes traduisant directement des phrases simples du langage naturel et de spécifier les données que l’on souhaite obtenir sans dire comment les accéder. C’est le SGBD qui doit déterminer le meilleur plan d’accès possible pour évaluer une requête. Cette deuxième génération reprend, après les avoir faits évoluer et rendus plus souples, certains modèles d’accès de la première génération au niveau du SGBD interne, afin de mieux optimiser les accès. Les systèmes de deuxième génération sont commercialisés depuis 1980. Ils représentent aujourd’hui l’essentiel du marché des bases de données. Les principaux systèmes sont ORACLE, INGRES, SYBASE, INFORMIX, DB2 et SQL SERVER. Ils supportent en général une architecture répartie, au moins avec des stations clients transmettant leurs requêtes à de puissants serveurs gérant les bases.

 

La troisième génération a été développée dans les laboratoires depuis le début des années 80. Elle commence à apparaître fortement dans l’industrie avec les extensions objet des systèmes relationnels. Elle supporte des modèles de données extensibles intégrant le relationnel et l’objet, ainsi que des architectures mieux réparties, permettant une meilleure collaboration entre des utilisateurs concurrents. Cette troisième génération est donc influencée par les modèles à objets, intégrant une structuration conjointe des programmes et des données en types, avec des possibilités de définir des sous-types par héritage. Cependant, elle conserve les acquis du relationnel en permettant une vision tabulaire des objets et une interrogation via le langage SQL étendu aux objets. Elle intègre aussi le support de règles actives plus ou moins dérivées de la logique. Ces règles permettent de mieux maintenir la cohérence des données en répercutant des mises à jour d’un objet sur d’autres objets dépendants. Les systèmes objet-relationnels tels Oracle 8, DB2 Universal Database ou Informix Universal Server, ce dernier issu du système de recherche Illustra, sont les premiers représentants des systèmes de 3e génération. Les systèmes à objets tels ObjectStore ou O2 constituent une voie plus novatrice vers la troisième génération. Tous ces systèmes tentent de répondre aux besoins des nouvelles applications (multimédia, Web, CAO, bureautique, environnement, télécommunications, etc.).

 

Quant à la quatrième génération, elle est déjà en marche et devrait mieux supporter Internet et le Web, les informations mal structurées, les objets multimédias, l’aide à la prise de décisions et l’extraction de connaissances à partir des données. Certes, il devient de plus en plus dur de développer un nouvel SGBD. On peut donc penser que les recherches actuelles, par exemple sur l’interrogation par le contenu des objets multimédias distribués et sur l’extraction de connaissances (datamining) conduiront à une évolution des SGBD de 3e génération plutôt qu’à une nouvelle révolution. Ce fut déjà le cas lors du passage de la 2e à la 3e génération, la révolution conduite par l’objet ayant en quelque sorte échouée : elle n’a pas réussi à renverser le relationnel, certes bousculé et adapté à l’objet. Finalement, l’évolution des SGBD peut être perçue comme celle d’un arbre, des branches nouvelles naissant mais se faisant généralement absorber par le tronc, qui grossit toujours d’avantage.

SEE ALL Add a note
YOU
Add your Comment

Related Courses Widget

Course

top
© ITISS Edu. Tous droits réservés.
X